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Poignée affleurante pour Billy

impression 3D, IKEA, hack, Prusa, and PETG

Il y a quelques semaines, je me suis retrouvé face à un problème classique : une armoire IKEA Billy avec des boutons de porte qui ne me plaisaient pas. Le genre de boutons basiques qu’on te fournit par défaut, fonctionnels mais sans âme, et qui cassent un peu l’esthétique minimaliste du meuble.

J’avais déjà repéré ce design sur AliExpress quelque temps auparavant : une poignée affleurante, discrète de face, élégante. Le concept m’avait immédiatement séduit. Certes, du métal brossé aurait fait classe, mais je voulais tester une alternative plus sobre, quelque chose qui soit moins notable quand on voit le meuble.

Plutôt que de commander et d’attendre trois semaines de livraison, j’ai eu l’audace de penser que je pouvais le faire moi-même.

Alors je l’ai fait.

Le concept : une poignée cachée

L’idée est simple mais brillante : créer une poignée affleurante qui se fond dans le meuble, discrète de face, mais qui offre une prise naturelle quand on passe la main en dessous.

Pas de bouton qui dépasse. Pas de quincaillerie apparente. Juste un bout de plastique imprimé qui se glisse derrière le panneau de la porte et se fixe avec un adhesif 3M.

Version 50 mm : sobre et fonctionnelle

Ce modèle-ci est la version 50 mm, pensée pour s’intégrer discrètement sans prendre trop d’espace. Elle s’installe en quelques secondes, sans outillage, et tient par friction. Cerise sur le gateau, vous pouvez la fixer là où vous voulez, vous n’êtes pas obligé de suivre les trous prévus par le constructeur.

Le design est volontairement sobre : une courbe douce, un grip confortable, et une épaisseur suffisante pour ne pas casser au premier usage. J’ai eu la chance que le constructeur fournisse tout les plans, il a été aisé de tout modéliser sur mon iPad en 30min.

Pourquoi l’imprimer soi-même ?

Parce que j’avais la flemme de commander sur AliExpress et que je voulais une solution instantanée, et la libertée de pouvoir le faire dans la dimenssion que je voulais et d’en avoir autant que je voulais.

Avec ce modèle, tu peux :

  • L’imprimer dans la couleur de ton choix (noir mat, blanc cassé, bois PLA, PETG recommandé)
  • L’adapter si besoin (le fichier est sur Printables, modifiable via Fusion 360 ou Blender ou Shapr3D, mon préféré). Si tu me demande, je peux faire des exports dans la taille dont t’as besoin
  • En faire plusieurs pour uniformiser toutes tes portes d’armoire (clairement ce que j’ai fait)
  • Tout ça pour le coût de quelques grammes de filament (9g par poignée de 50mm)

Et surtout : c’est gratuit, open-source, et ça marche.

Feedback terrain et leçons apprises

La poignée tient bien, le geste est naturel, et visuellement, ça reste invisible de face — exactement ce que je cherchais.

Mais j’ai appris quelques trucs en route :

Matériau : Imprimez en PETG plutôt qu’en PLA. J’ai fait mes premiers tests en PLA, et même si ça fonctionne, le matériau va se déformer légèrement avec le temps et la manipulation répétée. J’ai dû rajouter des adhésifs sur la tranche de la porte pour compenser. Avec du PETG, tu évites ce genre de galère — c’est plus solide, plus résistant, et ça garde sa forme.

Orientation d’impression : C’est critique. Il faut imprimer sur la tranche, pas à plat. Sinon les layers sont perpendiculaires à la force de traction, et ça casse trop facilement. Sur la tranche, les couches travaillent dans le bon sens et la résistance mécanique est optimale.

Pas de jupe : Ouais, ca peut paraitre bizarre, mais c’est pour éviter la différence de flux d’air qui va provoquer une différence de coloration lors de l’impression (en tout cas avec mon Prusamnet PLA, c’était le cas).

Le fichier

Si tu veux l’essayer, tout est dispo sur Printables :

  • STL prêt à imprimer
  • Paramètres recommandés
  • Photos d’installation

Pas besoin de supports. Pas de post-traitement. Juste un modèle qui fait ce qu’il est censé faire.


  • Temps d’impression : ~31 min
  • Matériau : PETG recommandé (PLA fonctionne mais se déformera à l’usage)
  • Orientation : Sur la tranche
  • Difficulté : triviale

Si tu testes, hésite pas à me faire un retour — ou à partager tes propres variations. C’est tout l’intérêt de l’open-source : partir d’une idée simple, se l’approprier, et la faire évoluer.

Parfois, l’audace de faire soi-même vaut mieux que trois semaines d’attente.